Eaux pluviales à Dijon : l'eau du toit conduite loin des fondations
Chaque millimètre de pluie tombé sur un mètre carré de toiture donne un litre d'eau. Un orage de 20 mm sur 100 m² de toit envoie donc 2 000 litres vers les gouttières. Quand la descente se termine par un simple coude au ras du mur, toute cette eau s'infiltre contre les murs, là où reposent les fondations, ou ruisselle vers la porte du garage. C'est souvent ainsi que commencent une cave humide ou un enduit qui se décolle en bas de façade.
Martin & Fils reprend ce trajet. Le pied de chaque descente entre dans un regard, avec une grille ou un panier qui arrête feuilles et mousses. De là, une canalisation enterrée, posée sur sable avec une pente régulière, mène l'eau jusqu'à son point de sortie : réseau pluvial de la rue quand il existe et que le service l'accepte, puisard, tranchée d'infiltration ou cuve de récupération. Un regard de visite marque chaque changement de direction. La DT-DICT part avant le premier trou.
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À Dijon, ce soin n'a rien de cosmétique. Sur le point où Géorisques a mesuré l'aléa, l'exposition au retrait-gonflement est forte, et la métropole rappelle que l'alternance des sécheresses et des épisodes humides fait travailler les sols argileux, au point d'abîmer des constructions. Une descente vidée contre la façade gorge l'argile d'eau à chaque averse, juste sous les murs : nous emmenons l'eau à distance de la maison.
Le ruissellement compte aussi. La base GASPAR range à Dijon le ruissellement et la coulée de boue parmi les causes d'inondation recensées, et le dernier arrêté de catastrophe naturelle de ce type porte sur un événement du 14 juillet 2026. Sur une parcelle en pente, nous posons un caniveau à grille en travers de l'allée pour couper l'eau avant le garage.
Reste à savoir où l'eau peut aller. Dans les argiles de la plaine, elle s'infiltre lentement : un puisard trop petit déborde, et Martin & Fils allonge la tranchée d'infiltration, propose une cuve ou se raccorde au réseau pluvial. Dans un réseau séparatif, l'eau de pluie ne rejoint jamais le collecteur des eaux usées ; Saint-Apollinaire fait exception dans la métropole, avec un réseau unique qui reçoit les deux.